C'était faux, hein ? Tu mentais je le sais bien. Ce n'est pas grave. Ma joue est froide contre le bitume, mon corps est engourdi mes yeux sont caché par ma frange qui retombe sur mes cils. Mes doigts laissent glissé cette clope qui se consume toute seule. Je me recroqueville sur moi-même, au milieu de cette route, posant mon front sur mes genoux. Comment lui expliqué, affronté ses rires alors qu'elle peut encore se le permettre. Lui dire que sa naïveté n'a pas sa place ici. Ses rêves, ceux que je peux apercevoir dans ses grand yeux qui me fixent. Tu n'as plus le droit de rêver. Je ne peux pas. Je pers mes moyens. Elle me fixe, son innocence ne comprend pas mes larmes. Je ne comprend pas moi-même, cette haine que j'avais elle c'est transformé en peur. Je me douche dans la baignoire dans laquelle tu as tenté de finir avec ta vie. La drogue, le sang et la clope ne suffise plus a me vider la tête. Je ne dors pas, j'ai en tête cette image. J'ai peur que ta maladie s'installe.
Alors petite fille je ne tuerai pas ton sourire aujourd'hui, je n'ai pas le droit. Tu auras le temps plus tôt que tu ne le penses de connaître tous ça, Mais pour l'instant, le temps s'est arrêter alors ris encore et encore.
Mon corps se relâche, la route n'est plus si froide et je souris, d'un sourire vide, je me sens attiré vers le sol et je sombre dans une semi-conscience. Et je repense au sien de sourire, un sourire a rattraper un ange au bord du vide. Et j'attends.
N......
car0-66
15 ans
lyon
(69)
France
La musique, c'est du bruit qui pense
Society (into the wild)
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